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La Tour de Livres

Assassin's Creed, tome 1 : Renaissance - Oliver Bowden

10 Mai 2016, 09:22am

Publié par Valentia

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Titre : Renaissance

Série : Assassin's Creed

Auteur : Oliver Bowden (Anton Gill)

Editeur : Milady

Catégorie : Fiction historique, Jeux vidéo

Date de publication : Novembre 2009

 

                Après Big Brother, nous voici dans l’univers du jeu vidéo, avec le premier tome de la série adaptée de la franchise Assassin’s Creed, intitulé Renaissance et écrit par Oliver Bowden. Et, comme de nombreux ouvrages tirés de jeux vidéo, publié chez Milady.

                Ce premier volume suit la trame du deuxième opus de la franchise (ce n’est pas évident à suivre : les tomes 1, 2 et 4 retracent l’histoire du deuxième volet et de ses extensions, le tome 3 du premier, le tome 5 du troisième…). Pour ceux qui n’y auraient jamais joué, petit rappel. Nous retrouvons un jeune homme de 17 ans, Ezio Auditore, issu d’une famille de banquiers, dans la Florence du XVème siècle, sous le règne de Lorenzo de Medici. Après l’exécution injuste de son père et de ses frères, le jeune homme avide de vengeance va tout faire pour retrouver les responsables, et se retrouve impliqué dans une intrigue bien plus vaste : il entre dans la mystérieuse Confrérie des Assassins pour tenter de déjouer la conjuration des Pazzi et les plans des Templiers.

                Certains disent que la trame du jeu n’est pas respectée. Permettez-moi d’être en désaccord. Je n’ai certes pas terminé le jeu mais je n’en suis pas loin, et pour moi, les quelques écarts que j’ai repérés sont liés aux nécessités de l’écriture romanesque, pour éviter que l’on ait simplement l’impression de lire le scénario d’un jeu (même si c’est un peu le cas par moment, je dois bien l’admettre) ou pour rendre la trame un peu plus complexe en évitant des scènes répétitives.

                Les personnages ont une relative profondeur et sont, pour autant que je puisse en juger, assez fidèles à ceux que vous pouvez croiser lors de vos sessions de jeu, qu’il s’agisse de personnages historiques (Lorenzo de Medici, Machiavel, Leonardo da Vinci, Rodrigo Borgia…) ou fictifs (la famille Auditore, Paola, Rosa, Antonio).

                L’écriture en elle-même (à moins que ce ne soit la traduction, ce qui est assez probable) est parfois maladroite, avec des phrases mal construites ou des répliques attribuées à la mauvaise personne qui vous obligent à relire plusieurs fois un même passage afin de comprendre… Ces écueils sont heureusement assez rares et n’entachent pas trop le principal plaisir de la lecture, qui est qu’on ne s’ennuie jamais.

                J’ai simplement ressenti quelque chose d’étrange à la lecture : je savais ce qui allait se passer (même si les premières heures de jeu remontent à loin dans ma mémoire), et par moments c’était un peu dommage puisqu’il n’y avait pas de suspense, mais à d’autres instants j’avais hâte de savoir comment tel passage serait traité ou tel personnage présenté…

                Un petit bémol : le texte est émaillé de mots en italien (voire d’expressions latines) à presque toutes les phrases de dialogue (essentiellement des insultes ou des jurons, on ne va pas se mentir…) et pour quelqu’un qui ne maîtrise pas cette langue (ce qui est heureusement mon cas), il peut être quelque peu fastidieux d’avoir à se reporter au lexique en fin de volume toutes les deux minutes…

                Mais enfin, cela reste une lecture divertissante, pour les joueurs comme pour les non-initiés. 3,5/5

 

Pour un article plus général sur livres et jeux vidéo, voir par ici : Littérature et jeux vidéo : un amour méconnu ?

 

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